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Jean-Guy Martin

Jean Tremblay a-t-il tort ou raison ?

Un billet de
Jean-Guy Martin

Tout le monde parle du jugement que vient de rendre le Tribunal des droits de la personne (TDP) du Québec à l’encontre de la récitation de la prière avant les séances publiques du Conseil municipal de Ville Saguenay. D’aucuns qualifient la position du maire Jean Tremblay et de ses Conseillers d’entêtement. D’autres, comme lui et son entourage, trouvent que les Québécois sont des mous en acceptant de voir s’effriter peu à peu leurs traditions et leurs droits.

Ceux qui, comme moi, ont été Conseillers municipaux avant l’an 2000 savent que le Code municipal, dans ses premières pages, publiait le texte de la prière à réciter avant les Assemblées de Conseils. C’est ainsi que se perpétuait la tradition de confier aux lumières de l’Esprit Saint les délibérations qui allaient suivre ainsi que les décisions qui en découleraient.

Les droits des Canadiens sont enchâssés dans une Constitution. Cette Constitution s’appelle l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique. Cette Loi constitutionnelle a été votée à Londres le 29 mars 1867. Jusqu’en 1982, on nous rabâchait les oreilles avec des projets de rapatriement de cette Constitution afin que les Canadiens, et seulement les Canadiens, puissent l’amender afin qu’elle corresponde à notre réalité propre et qu’elle nous permette de progresser; tel était le beau rêve de Pierre Elliot Trudeau. Pour embellir cet amendement constitutionnel, le Parlement canadien y a enchâssé une Charte des droits et libertés. Cette charte consolidait la vision d’un Canada pluraliste et multiculturel qu’avait Pierre Elliot Trudeau.

L’amendement de 1982 fut adopté, dans des circonstances houleuses, sans l’accord du Québec. L’Histoire jugera ceux qui ont ainsi isolé le Québec qui représentait 25 % de la population canadienne. Aujourd’hui, le Québec n’a toujours pas signé cette constitution amendée.

L’Acte de l’Amérique du Nord Britannique, dans ses versions 1867 et 1982, garantissait par son article 93 le droit à l’éducation religieuse (catholique romaine ou protestante) pour tous les Canadiens. Pourtant, nos écoles ne sont plus confessionnelles, mais linguistiques et la Constitution est toujours la même; elle n’a pas changé. Comment cela est-il possible? Eh bien! nos législateurs ont trouvé le moyen de contourner les dispositions constitutionnelles par le biais de règlements; et si ces règlements ne s’appliquent qu’à la province où ils sont votés, la Constitution n’a pas besoin d’être changée. Fallait y penser; c’est comme l’oeuf de Colomb. Seulement connaissez-vous un pays, un seul, où l’on peut déroger à la Constitution sans l’amender? Moi pas! Et pourtant, chez nous ça se fait. C’est vrai que l’on doit être un peuple de mous pour accepter cela sans se révolter.

Mais revenons à Jean Tremblay, maire de Saguenay. Il a beau être comme Astérix, seul irréductible Saguenéen, il nous donne à tous une leçon. Si nous laissons effriter un à un nos droits, nos traditions, nos privilèges, c’est notre identité que nous perdons peu à peu. Et lorsque nous n’aurons plus aucune identité, nous serons soit assimilés, soit disparus.

Après nous avoir défendu de prier avant nos réunions et nous avoir forcé de décrocher nos crucifix des lieux publics, nous demandera-t-on de ne plus chanter l’Ô Canada parce qu’on y dit : « … Car ton bras sait porter l’épée, il sait porter la croix. » ou encore « … Sous l’oeil de Dieu, près du fleuve géant, le Canadien grandit en espérant. » ou enfin, sa dernière phrase qui dit : « … Et répétons, comme nos pères, «  Pour le Christ et le Roi! «  ? — Nous défendra-t-on de faire jouer le “God Save The Queen” parce qu’on y demande à Dieu Tout Puissant de veiller sur la Reine de l’Empire Britannique et de la protéger? — Exigera-t-on de ne plus arborer de saint Christophe ou de chapelets ou de Sacré-Coeur aux rétroviseurs ou aux pare-soleils de nos voitures… des autobus… des camions? — Les émissions religieuses seront-elles bannies des ondes radiophoniques et télévisuelle? — Lors de funérailles civiques, devra-t-on s’abstenir d’entrer la dépouille dans un temple religieux? Devra-t-on s’abstenir de présenter un ministre du culte priant pour la personne défunte? — Toutes les villes et villages du Québec qui porte un nom de saint ou de sainte, comme Sainte-Anne-des-Plaines, devront-elles être rebaptisées afin de ne pas offenser les athées qui y vivent?

Je pourrais multiplier les exemples d’incongruité à l’infini. Résister à ceux qui veulent nous faire perdre ou oublier nos traditions ce n’est pas de l’intégrisme, c’est du gros bon sens. Les peuples les plus en vue de la Terre sont ceux qui ont une histoire. Et les peuples qui ont une histoire sont ceux qui savent s’appuyer sur leurs valeurs et sur leurs traditions. Encore faut-il que ces valeurs et ces traditions soient correctement transmises.

Quand un député dénonce un gouvernement usé

Un billet de
Jean-Guy Martin

Les médias ont été convoqués le mardi 18 janvier 2011 par M. Daniel Ratthé, député du comté de Blainville à l’Assemblée nationale, afin de dresser le bilan de la dernière session parlementaire. Au cours de son allocution, M. Ratthé, a remarquablement développé plusieurs sujets d’actualité. Ses propos furent concis, précis et clairs.

Son allocution, qui a duré une vingtaine de minutes, a été enregistrée par TVBL. L’article publié dans le Cyber journal résume bien les sujets traités par notre député. Selon M. Ratthé, toutes les allégations de scandales, de corruptions et de malversations rendent les citoyens cyniques face aux élus. Pour eux, il devient difficile de distinguer les bons des mauvais et les fonctions de serviteurs publics sont de plus en plus mal jugées par les électeurs. La Commission Bastarache qui devait calmer le jeu, mais fut définie de façon si étroite qu’elle a échoué dans sa mission. Elle a toutefois permis de constater les interventions du Premier ministre et de son entourage dans la nomination des juges.

Dans le monde municipal, les allégations touchent essentiellement des personnes d’allégeance libérale. Contre toute attente, aucun député libéral n’a transgressé la ligne du Parti pour exiger une Commission d’enquête sur la Construction et le Financement des partis politiques. Pourtant, dans leurs comtés comme dans les autres, les citoyens doivent faire pression pour que lumière soit faite sur ces sujets. Les quelque 2 471 157 signatures obtenues sur le site de l’Assemblée Nationale pour demander la démission de Jean Charest ne peuvent pas toutes provenir des adeptes des partis d’opposition, des libéraux ont dû la signer.

Il devient de plus en plus évident que, pour éviter toute apparence de conflit d’intérêts, le processus d’étude et d’évaluation des plaintes doit être dépolitisé par la nomination d’un commissaire indépendant. De plus, il est important que la population comprenne la différence entre une vérification administrative, souhaitable à fréquences régulières, et une enquête pour irrégularités.

La Loi 115 sur les écoles passerelles, adoptée sous bâillon, permet à des biens nantis de s’acheter un droit constitutionnel. La Loi 79 a demandé et demande encore plusieurs ajouts ou amendements pour jouer le rôle qu’elle est censée jouer pour la protection et l’exploitation de nos ressources naturelles.

En ce qui concerne notre ville, notre député a réussi à octroyer la somme de 19 530 $ pour l’amélioration de notre réseau routier. De plus, en ce qui a trait au découpage de la nouvelle carte électorale, notre député s’active à exercer les pressions nécessaires pour que Sainte-Anne-des-Plaines demeure dans les Laurentides, où notre Ville possède ses affinités et où elle exerce un excellent rayonnement au sein de la MRC, plutôt que d’être assignée à une circonscription de Lanaudière où elle n’a pratiquement aucune attache.

Une période de questions, hors caméra, a suivi l’exposé de notre député. Au cours de cet échange, on a appris que :

D’ici à ce que les travaux ne débutent pour le prolongement de l’Autoroute 19 dans le secteur Bois-des-Filion, il peut encore s’écouler de 2 à 3 ans.

Le Parti Québécois ne s’oppose pas à l’exploitation des gaz de schistes, mais il s’oppose à la précipitation avec laquelle le gouvernement désire délivrer les permis; au manque d’information concernant les redevances; au manque de respect des propriétés privées et publiques, etc.

Concernant la nouvelle Loi sur l’éthique, un citoyen peut porter plainte contre un élu ou un fonctionnaire municipal. Cependant, il est déplorable qu’un employé qui dénonce une situation anormale ne puisse bénéficier d’une protection adéquate. Pour dénoncer un membre de l’Assemblée National, c’est un député qui doit le faire parce que l’Assemblée Nationale étant souveraine, aucune instance judiciaire ne peut avoir d’autorité sur elle.

85 % des lois sont votées à l’unanimité parce qu’un travail sérieux, pour lequel tous les députés sont appelés à jouer un rôle, précède leurs adoptions. Plusieurs modifications ou amendements aux lois et règlements sont issus de représentations de membres des partis de l’opposition.

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