Le Cyber éditorial SADP

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Revanche de la tartinade aux noisettes !

Posted by Jean-Frédéric Martin sur lundi 5 décembre 2011

 

par Albert Rossi

À l’heure où on ne cesse de faire appel à notre générosité via la tenue de guignolées locales ou nationales, je me suis permis de vous transmettre mon humble réflexion  à cet effet : Nos démunis (es) n’ont-ils (elles) pas droit, une fois l’an, à l’accessibilité à ce qu’il y a de meilleur sur les tablettes d’épicerie?  Est-ce que leur situation les oblige automatiquement à consommer les denrées moins « intéressantes » que nous leur refilons à cette occasion  puisque, de toute façon, ils n’ont pas le choix : ils ou elles sont PAUVRES  et à  un cheval donné on ne regarde pas la bride et bla…bla…bla…

Parfois (ou plutôt toujours) on se doit de faire abstraction de toute la panoplie de préjugés que nous entretenons envers les défavorisés(es).  On se doit d’apporter à leurs tables ce que l’on dépose sur la nôtre avec la seule pensée qui devrait nous habiter à l’occasion de Noël : Donnons ce que nous consommons parce qu’ils ou elles  ont la même dignité, le même orgueil que nous  tout en ayant aussi les mêmes défauts!

Le Nutella (de Pied-Mont Dora), les noix d’acajou, le gâteau aux fruits du  club Optimiste, la boîte de biscuits au chocolat, le sirop d’érable et  autres bons produits qui, pour la majorité, semblent « ordinaires »  deviennent des produits de luxe pour cette minorité qui ne peut s’en procurer. « Il avait quelque chose sur son pain qu’il aurait bien aimé goûté, etc… (air connu)… »

Tout don, fait de bon  cœur  mérite qu’il soit grandement apprécié! Ce qui veut dire que l’on doit également donner à la mesure de ses moyens! Question à me poser à moi-même dans « mon fond » : Noël peut-elle encore être une fête de partage  en 2011?

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Une lettre qui se passe de commentaires

Posted by Jean-Frédéric Martin sur jeudi 1 décembre 2011

Jean-Frédéric Martin

par Jean-Frédéric Martin

Marjorie Raymond s’est enlevée la vie lundi dernier, ne pouvant plus subir l’intimidation dont elle était victime à l’école.  Voici l’intégrale de la lettre qu’elle a laissée à sa mère et à ses proches avant de passer à l’acte.  Triste récit d’une jeune fille qu’on a tuée à petit feu.  Il y a des mots qui blessent, des mots qui tuent.  Il y en a d’autres qui font mal.  Très mal.

Chère maman! Je suis énormément désolée de ce que j’ai fait et sache que c’est loin d’être ta faute.

Au contraire, je te ferai du mal sans le vouloir. Tu es la meilleure maman au monde. C’est juste que la vie, je n’en peux plus. Montre cette lettre aux gens qui vont te blâmer! AVIS À TOUS : Chantal Larose est une personne exceptionnelle et une mère formidable!

Je ne t’aurais échangée pour rien a……u monde!

Maman, je vais veiller sur toi. À chaque seconde qui va passer, je vais être près de toi pour te soutenir. En d’autres mots, je vais être ton ange gardien pour toujours. Je t’adoreeeeeeeeeeee.

Je ne veux pas que tu aies de la peine. Je crois que ma place est en haut.

Je ne méritais pas d’être entourée par des trésors comme toi. Je m’en veux tellement de t’avoir donné la vie dure…

Je dis fuck le proverbe qui dit « loin des yeux, loin du coeur! » Tu ne me verras plus, mais je serai là à chaque instant. Excuse-moi, maman, vous allez tous me manquer! Dis-toi que j’ai eu du mal à quitter ce monde, car je ne peux pas m’imaginer de ne pas vous côtoyer, toi, Greg et Destou. Mais, au moins, je pars pour un monde meilleur.

Ne fais surtout pas de connerie. Continue de nous aimer, nous, tes trois enfants, de prendre soin d’eux et surtout de toi.

Tu mérites tout l’or du monde. Au plaisir de te revoir en haut. Je vais t’attendre avec papi Yves à mes côtés et sache que lorsque tu te sentiras observée ou touchée, c’est moi qui te sers dans mes bras de toutes mes forces.

Je t’aime à l’infini. Aucun mot ne peut te décrire.

Greg, mon cher frère, occupe-toi de maman comme une prune. Ça va me manquer de m’obstiner. Je t’adore même si toi ça laisse à désirer.

Prends soin de toi! Et aide notre précieuse maman.

Destiny, mon petit chaton, tu ne comprendras pas ce qui s’est passé. Et je ne veux pas non plus. Continue de bien grandir, tu es mon petit amour! Je vais suivre ton parcours, parce que je ne veux pas que tu prennes les mêmes chemins que moi!

Maintenant je suis avec ton papa! Je t’aime.

Papa, je ne sais pas quoi te dire à part que tu es quelqu’un de bien et même si on ne se voyait pas souvent, tu comptais beaucoup à mes yeux.

Vous êtes tous dans mon coeur! Et je vais le répéter! Ce n’est pas la faute à ma superbe de maman!

C’est la faute de la vie et des gens jaloux, qui veulent seulement gâcher le bonheur des autres.

J’espère que vous allez me pardonner.

Je vous AIME et je vais veiller sur chacun de vous.

Marjorie Raymond

Marjorie Raymond (Photo : Facebook)

Je souhaite beaucoup de courage à ceux qui lui survivent.

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Jean Tremblay a-t-il tort ou raison?

Posted by Jean-Frédéric Martin sur dimanche 20 février 2011

Un billet de
Jean-Guy Martin

Tout le monde parle du jugement que vient de rendre le Tribunal des droits de la personne (TDP) du Québec à l’encontre de la récitation de la prière avant les séances publiques du Conseil municipal de Ville Saguenay. D’aucuns qualifient la position du maire Jean Tremblay et de ses Conseillers d’entêtement. D’autres, comme lui et son entourage, trouvent que les Québécois sont des mous en acceptant de voir s’effriter peu à peu leurs traditions et leurs droits.

Ceux qui, comme moi, ont été Conseillers municipaux avant l’an 2000 savent que le Code municipal, dans ses premières pages, publiait le texte de la prière à réciter avant les Assemblées de Conseils. C’est ainsi que se perpétuait la tradition de confier aux lumières de l’Esprit Saint les délibérations qui allaient suivre ainsi que les décisions qui en découleraient.

Les droits des Canadiens sont enchâssés dans une Constitution. Cette Constitution s’appelle l’Acte de l’Amérique du Nord Britannique. Cette Loi constitutionnelle a été votée à Londres le 29 mars 1867. Jusqu’en 1982, on nous rabâchait les oreilles avec des projets de rapatriement de cette Constitution afin que les Canadiens, et seulement les Canadiens, puissent l’amender afin qu’elle corresponde à notre réalité propre et qu’elle nous permette de progresser; tel était le beau rêve de Pierre Elliot Trudeau. Pour embellir cet amendement constitutionnel, le Parlement canadien y a enchâssé une Charte des droits et libertés. Cette charte consolidait la vision d’un Canada pluraliste et multiculturel qu’avait Pierre Elliot Trudeau.

L’amendement de 1982 fut adopté, dans des circonstances houleuses, sans l’accord du Québec. L’Histoire jugera ceux qui ont ainsi isolé le Québec qui représentait 25 % de la population canadienne. Aujourd’hui, le Québec n’a toujours pas signé cette constitution amendée.

L’Acte de l’Amérique du Nord Britannique, dans ses versions 1867 et 1982, garantissait par son article 93 le droit à l’éducation religieuse (catholique romaine ou protestante) pour tous les Canadiens. Pourtant, nos écoles ne sont plus confessionnelles, mais linguistiques et la Constitution est toujours la même; elle n’a pas changé. Comment cela est-il possible? Eh bien! nos législateurs ont trouvé le moyen de contourner les dispositions constitutionnelles par le biais de règlements; et si ces règlements ne s’appliquent qu’à la province où ils sont votés, la Constitution n’a pas besoin d’être changée. Fallait y penser; c’est comme l’oeuf de Colomb. Seulement connaissez-vous un pays, un seul, où l’on peut déroger à la Constitution sans l’amender? Moi pas! Et pourtant, chez nous ça se fait. C’est vrai que l’on doit être un peuple de mous pour accepter cela sans se révolter.

Mais revenons à Jean Tremblay, maire de Saguenay. Il a beau être comme Astérix, seul irréductible Saguenéen, il nous donne à tous une leçon. Si nous laissons effriter un à un nos droits, nos traditions, nos privilèges, c’est notre identité que nous perdons peu à peu. Et lorsque nous n’aurons plus aucune identité, nous serons soit assimilés, soit disparus.

Après nous avoir défendu de prier avant nos réunions et nous avoir forcé de décrocher nos crucifix des lieux publics, nous demandera-t-on de ne plus chanter l’Ô Canada parce qu’on y dit : « … Car ton bras sait porter l’épée, il sait porter la croix. » ou encore « … Sous l’oeil de Dieu, près du fleuve géant, le Canadien grandit en espérant. » ou enfin, sa dernière phrase qui dit : « … Et répétons, comme nos pères, «  Pour le Christ et le Roi! «  ? — Nous défendra-t-on de faire jouer le “God Save The Queen” parce qu’on y demande à Dieu Tout Puissant de veiller sur la Reine de l’Empire Britannique et de la protéger? — Exigera-t-on de ne plus arborer de saint Christophe ou de chapelets ou de Sacré-Coeur aux rétroviseurs ou aux pare-soleils de nos voitures… des autobus… des camions? — Les émissions religieuses seront-elles bannies des ondes radiophoniques et télévisuelle? — Lors de funérailles civiques, devra-t-on s’abstenir d’entrer la dépouille dans un temple religieux? Devra-t-on s’abstenir de présenter un ministre du culte priant pour la personne défunte? — Toutes les villes et villages du Québec qui porte un nom de saint ou de sainte, comme Sainte-Anne-des-Plaines, devront-elles être rebaptisées afin de ne pas offenser les athées qui y vivent?

Je pourrais multiplier les exemples d’incongruité à l’infini. Résister à ceux qui veulent nous faire perdre ou oublier nos traditions ce n’est pas de l’intégrisme, c’est du gros bon sens. Les peuples les plus en vue de la Terre sont ceux qui ont une histoire. Et les peuples qui ont une histoire sont ceux qui savent s’appuyer sur leurs valeurs et sur leurs traditions. Encore faut-il que ces valeurs et ces traditions soient correctement transmises.

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