À l’heure où on ne cesse de faire appel à notre générosité via la tenue de guignolées locales ou nationales, je me suis permis de vous transmettre mon humble réflexion à cet effet : Nos démunis (es) n’ont-ils (elles) pas droit, une fois l’an, à l’accessibilité à ce qu’il y a de meilleur sur les tablettes d’épicerie? Est-ce que leur situation les oblige automatiquement à consommer les denrées moins « intéressantes » que nous leur refilons à cette occasion puisque, de toute façon, ils n’ont pas le choix : ils ou elles sont PAUVRES et à un cheval donné on ne regarde pas la bride et bla…bla…bla…
Parfois (ou plutôt toujours) on se doit de faire abstraction de toute la panoplie de préjugés que nous entretenons envers les défavorisés(es). On se doit d’apporter à leurs tables ce que l’on dépose sur la nôtre avec la seule pensée qui devrait nous habiter à l’occasion de Noël : Donnons ce que nous consommons parce qu’ils ou elles ont la même dignité, le même orgueil que nous tout en ayant aussi les mêmes défauts!
Le Nutella (de Pied-Mont Dora), les noix d’acajou, le gâteau aux fruits du club Optimiste, la boîte de biscuits au chocolat, le sirop d’érable et autres bons produits qui, pour la majorité, semblent « ordinaires » deviennent des produits de luxe pour cette minorité qui ne peut s’en procurer. « Il avait quelque chose sur son pain qu’il aurait bien aimé goûté, etc… (air connu)… »
Tout don, fait de bon cœur mérite qu’il soit grandement apprécié! Ce qui veut dire que l’on doit également donner à la mesure de ses moyens! Question à me poser à moi-même dans « mon fond » : Noël peut-elle encore être une fête de partage en 2011?


