Le Cyber éditorial SADP

Une information propre, dirigée vers vous.

  • Voir tous les billets de…

  • Archives

  •  

    février 2010
    D L Ma Me J V S
    « jan   mar »
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28  

Archive pour février 2010

On refera ma ville

Publié par Le Survol de la Rive-Nord le Mardi 23 février 2010

Jean-Frédéric Martin

Un billet de
Jean-Frédéric Martin

Le Conseil de Ville de Sainte-Anne-des-Plaines a rendu public, il y a une quinzaine de jours, le rapport des États généraux tenus le 19 janvier dernier.  Le document de 25 pages a le mérite d’être clair et concis, en plus de refléter avec exactitude le contenu des discussions en ateliers.  Les notes prises par les secrétaires d’ateliers ont d’ailleurs été publiées en annexe.

Rappelons que ces États généraux avaient été convoqués par l’administration Charbonneau lors de sa première assemblée publique, en novembre dernier.  S’il est courant qu’un nouveau gouvernement « découvre » peu après son élection la piètre situation financière laissée par ses prédécesseurs, le Conseil municipal anneplainois a toutefois trouvé un moyen rafraîchissant d’entreprendre la suite des choses.

Il faut d’abord saluer la rapidité de l’entreprise.  Ensuite, la manière d’en informer et d’impliquer les citoyens démontre une transparence à laquelle nous n’étions plus habitués.  On ne s’est pas contenté d’un sondage, suivi de décisions prises en vase clos et de soirées d’informations visant par la suite à calmer les ardeurs des mécontents.  On a offert à la population de la consulter dans un cadre structuré.  Résultat: plus de 400 citoyens ont répondu à l’appel du maire et participé à l’exercice.  Il va sans dire que cet échantillonnage est des plus représentatifs.

Un gouffre financier
C’est l’expression employée, en page 4 du rapport, pour désigner la situation financière actuelle de Sainte-Anne-des-Plaines.  Il importe de souligner que cette expression n’émane pas des discussions du 19 janvier, mais provient d’une allocution du maire Charbonneau.  Quoi qu’il en soit, elle sert à exprimer la situation peu reluisante de nos finances publiques.  Trois grandes causes ont été identifiées et soumises aux citoyens lors des États généraux.

Premièrement, les différentes réformes municipales survenues depuis le début des années 1990 ont rendu Sainte-Anne-des-Plaines responsable d’un total de plus de 2 millions $ de nouvelles dépenses dans son budget annuel.  Ce « pelletage » concerne des services en transport et en sécurité publique.

En guise de deuxième grande cause, on identifie un manque de leadership des différentes administrations municipales qui se sont succédé.  On leur reproche notamment le manque de représentations pour faire entrer de nouveaux capitaux dans les coffres de la Ville, ainsi que l’absence d’un plan de développement économique à long terme.  Ce sont là deux constats que j’endosse entièrement.  J’en faisais d’ailleurs mention dans un billet récent.

Finalement, un élément majeur causant notre situation financière précaire est le faible taux d’industries et de commerces à Sainte-Anne-des-Plaines, ce qui nous prive de revenus importants en taxes foncières et taxes d’affaires.  C’est là quelque chose que nous savions.  Mais je dois admettre que les chiffres présentés dans le document m’ont fait sursauter.  La page 5 du rapport nous apprend effectivement que

« …la valeur foncière industrielle et commerciale par habitant à Sainte-Anne-des-
Plaines est de 7,53 % en comparaison de 15,27 % pour les villes comparables à
la municipalité de Sainte-Anne-des-Plaines et à 17,41 % pour l’ensemble du
Québec ».

Le rapport en bref
Trois objectifs généraux ont été dégagés des discussions en ateliers.  C’est à partir de ces trois objectifs qu’une série de moyens spécifiques ont été élaborés, suite aux consensus établis par les citoyens participants.  Les objectifs généraux sont :

  1. Augmenter la fierté et le sentiment d’appartenance des Anneplainois;
  2. Assurer le développement économique à Sainte-Anne-des-Plaines;
  3. Développer la communication au sein de la municipalité.

J’apprécie particulièrement cette concentration sur ces seuls trois objectifs généraux.  Un plan d’affaires peut contenir une multitude d’objectifs.  Mais lorsqu’il s’agit d’une forme de plan d’intervention, comme c’est le cas ici, j’estime qu’une stratégie par étapes s’impose et que limiter les buts à atteindre augmente les chances de succès à plus court terme.

Les moyens
Pour l’atteinte du premier objectif général, le rapport puise dans l’histoire et la tradition anneplainoises.  Sainte-Anne-des-Plaines est depuis toujours une entité municipale qui peut compter sur une impressionnante tradition bénévole.  Soutenir les organismes et les rassembler, ainsi que la population, autour de projets communs constitue le point central des actions privilégiées.  On suggère aussi de valoriser la pratique de tous les sports d’équipe et de plein-air, tout en soutenant les associations sportives.  J’ajoute ici que des équipes de hockey, de balle-molle et de baseball ont constitué de superbes fleurons anneplainois au cours du dernier siècle.  Plusieurs billets sur le blogue de mon collègue Pierre Lagacé rappellent d’ailleurs nos pratiques sportives plus anciennes.  Il est clair qu’un retour à cet élément identitaire est souhaité.

Pour conclure sur ce premier objectif, l’avènement d’idées pour un esthétisme et des aménagements plus uniformes et axés sur notre patrimoine n’est pas sans rappeler le mandat du défunt organisme Partenaires Rues Principales, démantelé par l’ex-administration Collin.  À ceux pour qui le nom de cet organisme rappelle de mauvais souvenirs, j’aimerais mentionner que je me trouvais au Festi-Vent sur glace de Saint-Placide, dimanche dernier, et que cet immense succès populaire origine justement d’une concertation entre la population, les organismes locaux et la Fondation Rues principales.

En ce qui a trait au deuxième objectif, il est bien sûr mention de soutenir les industries, les commerces et le développement résidentiel, en plus d’améliorer les routes et le transport.  Plusieurs idées en ce sens sont inscrites au rapport.  Mais ce que je retiens surtout, c’est le développement du tourisme à Sainte-Anne-des-Plaines.  Comprenez bien, il ne s’agit pas ici de créer un autre Saint-Sauveur.  Il s’agit de miser sur nos attraits et nos ressources brutes pour attirer chez nous visiteurs et touristes qui stimuleront notre activité économique.  La future piste cyclable pourrait constituer l’élément central de ce secteur.  Il est à noter que dans presque tous les ateliers, lors des États généraux, des participants ont souhaité que le secteur du tourisme soit développé à Sainte-Anne-des-Plaines.

Finalement, pour l’atteinte du troisième objectif, on mise surtout sur la concertation entre la Ville, les organismes et la population, ainsi que sur le développement de la visibilité et des communications.  Le point intéressant concerne la visibilité.  Doter Sainte-Anne-des-Plaines d’un slogan et d’une image l’élèvera au même rang que ses voisines sur les panneaux autoroutiers.  Voilà certainement une initiative qui stimulera le tourisme et le développement résidentiel.

Et la suite ?
Sainte-Anne-des-Plaines a maintenant jeté les bases de ce qui deviendra de toute évidence la fameuse vision à long terme, préconisée par Guy Charbonneau au cours des deux dernières campagnes électorales.  Les objectifs sont là, plusieurs moyens également.  Et tout cela est le fruit d’une concertation de plus de 400 personnes, réunies rapidement après le changement d’administration municipale.

Il faut battre le fer pendant qu’il est chaud.  L’échiquier est prêt et la stratégie est élaborée.  Notre Conseil de Ville doit maintenant bouger la première pièce.  En novembre dernier, toute une population lui a donné le mandat de refaire notre ville.  Il y a un mois, 400 représentants lui ont fourni des pistes et des façons de faire.  À lui de jouer.

*******

Et demain, demain si tu veux
Tout demain, tout demain tous les deux
On refera ma ville
On refera ma ville
On refera ma ville…

Francis Cabrel – Ma ville – album « Les murs de poussière »

 

Publié dans Économie, Jean-Frédéric Martin, Politique municipale, Société, Sports et loisirs, Tous les éditoriaux | 1 commentaire »

Des plus brillants exploits

Publié par Le Survol de la Rive-Nord le Lundi 15 février 2010

Jean-Frédéric Martin

Un billet de
Jean-Frédéric Martin

Les Jeux de Vancouver n’en sont qu’à leur quatrième journée et ils ont déjà fait couler beaucoup d’encre.

Les cérémonies d’ouverture n’avaient pas encore débuté que déjà, les médias du monde entier annonçaient la mort du lugeur géorgien Nodar Koumaritachvili.  Ne comptez pas sur moi pour vous mettre en lien la vidéo de sa chute fatale.  On nous l’a déjà trop montrée à la télévision.  J’aurais personnellement préféré ne pas la voir, par respect pour sa mémoire, sa famille et les autres membres de la délégation géorgienne.

L’être humain étant ce qu’il est, on ne s’est pas contenté du bête et regrettable accident comme explication à ce décès tragique.  Il fallait, il faut, un responsable.  La Fédération internationale de luge a été passée à tabac par la presse mondiale qui l’accusait d’avoir manqué à ses responsabilités.  Le président géorgien, Mikhaïl Saakachvili, a quant à lui évoqué le manque de barrières de sécurité.  Pour le COVAN et la Fédération internationale de luge, le lugeur aurait lui-même commis l’erreur qui l’a emporté.

Mais la réaction la plus lucide est selon moi venue du père de l’athlète défunt, monsieur David Kumaritashvili, lorsqu’il a laissé entendre que ce sport venait d’atteindre des standards de vitesse qu’il faudrait baliser avant longtemps.  La performance doit avoir ses limites.

Les cérémonies d’ouverture
Je n’irai certainement pas contredire, dans ces lignes, le premier ministre du Québec, le ministre fédéral du Patrimoine canadien et des Langues officielles, le Commissaire aux langues officielles et le secrétaire général de la Francophonie, qui ont tous déploré la faible utilisation de la langue française lors des cérémonies d’ouverture, vendredi dernier.  Je tiens toutefois à souligner la beauté et l’excellence du spectacle qui nous a été offert.  Les concepteurs ont su trouver les fils conducteurs qui relient les cultures francophones, anglophones et autochtones du pays, pour présenter un impressionnant tableau au monde entier.  Un tableau qui, loin de me gêner, a plutôt stimulé ma fierté.

À tous ces artisans qui ont travaillé de près ou de loin à la conception de ce spectacle, chapeau !

Alexandre Bilodeau
La première médaille d’or olympique remportée par un athlète canadien, en sol canadien, l’a été par un gars de Rosemère, dans notre MRC.  Champion de l’épreuve des bosses d’hier soir, Alexandre Bilodeau a passé la journée d’aujourd’hui à donner des entrevues, rendant hommage à ses adversaires, à son équipe d’entraînement et, surtout, à sa famille et son frère handicapé qui, affirme-t-il a toujours personnifié sa principale inspiration.

Au moment où j’écris ces lignes, Alexandre Bilodeau vient tout juste de recevoir sa médaille, avec à sa gauche, un Bryon Wilson fier de sa médaille de bronze, alors qu’à sa droite, l’Australien Dale Begg-Smith affichait une mine déconfite avec sa médaille d’argent au cou.  Les Australiens n’ont d’ailleurs pas démontré un grand esprit sportif lorsqu’ils ont déclaré que Begg-Smith avait été meilleur que Bilodeau et qu’ils ont remis en doute l’impartialité des juges.  En grande forme, Alexandre Bilodeau a pourtant eu le dessus sur Dale Begg-Smith lors de toutes les descentes de la compétition.

Voir les Jeux grâce au Cyber journal Sainte-Anne-des-Plaines
Je tiens finalement à vous informer qu’il est depuis aujourd’hui possible de voir les Jeux de Vancouver à partir du Cyber journal SADP.  Vous n’avez qu’à cliquer sur l’onglet Web Télé de notre page d’accueil.  De là, vous aurez accès aux pages des principaux diffuseurs des Jeux olympiques d’hiver 2010.

Publié dans Jean-Frédéric Martin, Société, Sports et loisirs, Tous les éditoriaux | 1 commentaire »

Investissements majeurs chez Écolait

Publié par Le Survol de la Rive-Nord le Mardi 9 février 2010

Jean-Frédéric Martin

Un billet de
Jean-Frédéric Martin

Une nouvelle économique importante est passée inaperçue à Sainte-Anne-des-Plaines, ces deux dernières semaines.  L’entreprise québécoise Écolait annonçait, le 26 janvier dernier, des investissements de 5,5 millions $ dans son usine du rang Sainte-Claire.  Près de 50 % de cette somme, soit 2,7 millions $, proviendra d’un prêt du gouvernement fédéral, via le Plan d’action économique du Canada.  Le ministre d’État à l’Agriculture, Jean-Pierre Blackburn, était présent au moment de l’annonce.  Cette aide fédérale constitue le deuxième projet d’envergure annoncé au Québec, en vertu du Programme d’amélioration de l’abattage d’Agriculture et Agroalimentaire Canada.

Fondée il y a une trentaine d’années à Saint-Hyacinthe, où se trouve toujours son siège social, Écolait se spécialise dans l’abattage et la transformation du veau de lait.  Jusqu’à maintenant, ses productions n’étaient destinées qu’aux chaînes d’alimentation.  La modernisation de son usine de Sainte-Anne-des-Plaines/Terrebonne lui permettra un découpage en portions, lesquelles seront destinées aux services alimentaires des restaurants, hôtels et autres institutions.

L’entreprise emploie présentement 350 personnes en Amérique du Nord (Québec, Ontario et État de New York), dont 246 à son usine du rang Sainte-Claire.  On prévoit qu’au moins une vingtaine d’autres travailleurs y seront embauchés, d’ici trois ans.

La société Écolait, qui exporte 50 % de sa production sur le marché mondial, joue également un rôle important dans l’expansion de l’accès au marché des producteurs du Canada.  Ses parts de marché au Québec sont de 61 % , alors qu’elles atteignent 68 % ailleurs au Canada.

Publié dans Économie, Jean-Frédéric Martin, Tous les éditoriaux | Laisser un Commentaire »

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.

Joignez-vous à 79 followers