
Un billet de
Jean-Frédéric Martin
Il a beau pleuvoir et ne pas faire aussi chaud que ce à quoi on pourrait s’attendre, l’été est là. Incontestablement. L’année scolaire est terminée, la St-Jean est chose du passé, les camps de jour ont commencé et le Marché de la Place s’est installé. Mais, surtout, j’ai envie d’écrire des billets plus légers. C’est là le principal indice que l’été est définitivement arrivé !
Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis un mordu de baseball. Je n’ai malheureusement pas vu évoluer les Expos de Montréal au parc Jarry, mais j’ai eu le privilège d’assister à leur premier match au stade du Parc olympique. C’était en avril 1977, contre les Phillies de Philadelphie. Une belle «sortie de gars», avec mon grand-père, mon père et mon jeune frère. Durant les 27 années qui ont suivi, il ne s’est pas passé un seul été sans que je ne me rende encourager les Expos une dizaine de fois, parfois plus. Et puis oui, j’étais des 31 395 spectateurs le 29 septembre 2004, lorsqu’ils ont joué leur dernier match à Montréal. Une défaite de 9 à 1 contre les Marlins de la Floride, l’équipe que Jeffrey Loria et David Samson se sont fait offrir en cadeau par le commissaire Bud Selig, en reconnaissance pour avoir «fermé le club» à Montréal.
Depuis, je suis condamné à consommer mon baseball au compte-goutte. J’ai planifié des vacances en fonction des matchs locaux de certaines équipes, je me suis abonné à plusieurs stations de télé diffusant des joutes, j’ai même développé une certaine sympathie pour les Blue Jays de Toronto, un club que j’ai été incapable de suivre durant près de trois décennies tellement je les trouvais ennuyeux.
Mardi, je me rendrai au stade municipal de Québec pour assister au match opposant les American Defenders du New Hampshire aux Capitales. Ce sera ma première expérience de la Ligue Can-Am, qui est pourtant une des plus anciennes ligues de baseball en Amérique. Un groupe a même déjà tenté d’amener une équipe de cette ligue à Boisbriand. Il y avait longtemps que je me promettais d’aller encourager les Capitales à Québec, mais il me faut honnêtement admettre que l’arrivée d’Éric Gagné et celle de Pierre-Luc Laforest, deux joueurs qui évoluaient dans le baseball majeur l’an dernier, m’auront convaincu d’y aller cet été.
Et puis il y a le retour à la base avec un petit garçon qui, comme son père, s’est développé une passion pour ce sport estival. Un petit bonhomme de six ans qui, pour un deuxième été, me traîne sur les terrains de baseball de Blainville, Sainte-Anne-des-Plaines et Sainte-Thérèse, dans le cadre du programme Rallye Cap. Des moments privilégiés père-fils qu’on voudrait vivre plus souvent.
Mais qu’on a tout le temps de savourer… en été !