Le Cyber éditorial SADP

Une information propre, dirigée vers vous.

  • Voir tous les billets de…

  • Archives

  •  

    mai 2008
    D L Ma Me J V S
    « avr   juin »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031

Archives pour mai 2008

L’employé municipal, cet inconnu…

Posté par cybereditorialsadp le Samedi 24 mai 2008

Albert Rossi
Un billet de
Albert Rossi

La perception populaire veut qu’un employé municipal, qu’il soit fonctionnaire, cadre ou, pire encore, col bleu, ça ne travaille pas! Je vous ferai grâce de toutes ces remarques, farces ou quolibets qui nourrissent  abondamment cette perception  des travailleurs du secteur public, qu’ils soient du municipal, scolaire ou autres. Il m’est arrivé à quelques (pardon!) à plusieurs reprises (c’est mieux!) de critiquer ces braves chevaliers de la fonction publique, en oubliant qu’ils n’étaient que de simples exécutants de décisions prises par mes élus, eux-mêmes issus, volontairement ou pas, de mes devoirs démocratiques (le vote).  Peut-être ai-je frappé sur le mauvais clou! Je me console cependant en reconnaissant publiquement qu’il n’y a peut-être personne d’autre que moi à Ste-Anne-des-Plaines qui ait agi de cette façon et que toute ressemblance avec d’autres cas n’est que le fruit de la … perception populaire!

 

De fait, comme partout ailleurs au Québec, les  travailleurs municipaux sont les employés de chacun de nous qui les rémunérons versus les taxes municipales que nous payons avec empressement (pas sûr mais…enfin!). Bien que  la gérance du quotidien municipal soit déléguée aux élus qui, à leur tour, réfèrent le tout aux cadres administratifs, il n’en demeure pas moins que nos élus en sont les RESPONSABLES tout autant qu’en ce qui a trait aux orientations qu’ils ont proposées en campagne électorale.

 

À titre de chroniqueur municipal, j’ai souvent eu l’occasion de côtoyer les gens de l’Hôtel de Ville et des autres bâtiments municipaux; des parcs et des terrains de jeux, ainsi que ceux de la voirie et, la plupart du temps, à l’improviste. Permettez que je me souvienne des Alain, Josianne, Sylvie, Ginette à l’hôtel de ville ou bien des Sylvain, Marc, Yannick, Donald ou Simon  sur « le terrain » et de tous les autres dont j’oublie les noms mais qui œuvrent à rendre notre ville plus belle, plus accueillante. Qu’ils soient en période régulière ou en situation d’urgence (la fameuse tempête du 8 mars), nos gens sont à pied d’œuvre et ils exécutent le travail demandé avec générosité. Le patron que je suis se joint à la majorité des vrais  patrons de notre localité (payeurs de taxes) pour apprécier le travail de ces femmes et de ces hommes du monde municipal.

 

Il fait bon également de constater que nos employés connaissent bien le milieu, ses habitudes de vie, son histoire etc., car ils sont majoritairement issus du milieu dans lequel ils œuvrent. Ce qui expliquerait, du moins en partie, leur intérêt à bien servir la communauté qui est aussi la leur dans la plupart des cas.

 

Une administration municipale ne peut être efficace sans le respect et la bonne volonté de chacune de ses composantes, ces dernières étant les élus, les cadres, les employés, les syndicats et nous (utilisateurs-payeurs). Un bref survol de la situation actuelle me laisse croire que la tendance est généralement  au beau fixe. Bien qu’il ne semble pas y avoir  de nuages à l’horizon, l’implication du citoyen demeure primordiale car il est de son devoir d’être vigilant et de signaler toute situation qui lui semble inconfortable aux personnes désignées par suffrage, c’est-à-dire aux élus, qui à leur tour verront  à corriger la situation le plus rapidement possible car ils sont nos représentants.

 

Comme dans tous les milieux de travail, qu’ils soient du domaine privé ou public, la bonne vieille tape dans le dos qui transcende l’amitié, l’appréciation du travail accompli, le remerciement pour service rendu et le bon climat de travail, a généralement un effet tout autant positif sur l’employé que le chèque de paie qui en découle.  Dire bravo à ses employés,  c’est leur dire que nous en sommes fiers et c’est aussi leur dire qu’ils sont indispensables. Nous qui sommes patrons de cette merveilleuse ville où il fait bon vivre,  avons depuis toujours la certitude que nos employés contribuent à notre bien-être. Il faudrait peut-être le leur dire chacun à notre façon par un salut, un geste de solidarité, un mot, un sourire quand l’occasion se présente.

 

Sachant  que les gens du « municipal » nous visitent régulièrement, j’en profite pour leur rendre hommage en paraphrasant ce grand disparu : La fierté à un prénom « Ste-Anne-des-Plaines » et ce même prénom a un nom « SES EMPLOYES »!

 

Publié dans Albert Rossi, Politique municipale, Tous les éditoriaux | 1 commentaire »

Investir chez nous (dans notre économie et nos rues)

Posté par cybereditorialsadp le Samedi 3 mai 2008

Jean-Frédéric Martin
Un billet de
Jean-Frédéric Martin

L’an dernier, un voisin est venu frapper chez moi afin que je l’aide à redémarrer sa voiture en panne.  Nous nous sommes vite rendus à l’évidence que la batterie devait être changée.  « Je n’avais pas prévu aller jusque chez Canadian Tire aujourd’hui », m’a-t-il alors déclaré.  Je lui ai fait remarquer qu’il y avait, ici même à Sainte-Anne-des-Plaines, deux excellents commerces de pièces d’automobile.

La réaction est presque toujours la même: on a l’impression que l’achat local nous coûtera une petite fortune.  S’il est vrai que les grandes surfaces offrent généralement le même produit pour quelques dollars de moins, on considère rarement le temps perdu et la distance à parcourir pour se le procurer. 

Il faut remonter loin dans le temps pour trouver de véritables mesures visant à encourager l’achat local à Sainte-Anne-des-Plaines.  La défunte Association des Gens d’affaires en avait fait son principal cheval de bataille, avant de s’éteindre il y a une dizaine d’années.  La moribonde Partenaires Rues principales avait un peu repris le flambeau, dans un contexte de développement local.  Sa dernière création en ce sens, Le Marché de la Place, tente de survivre malgré la perte d’importants appuis financiers et promotionnels.

Le rôle des élus
Un milieu a tout intérêt à investir dans son développement économique.  Les créations d’emplois et réinvestissements qui s’ensuivent compensent largement pour les montants qui y auront été budgétés.  Et si tous les intervenants économiques du milieu doivent se concerter, ce sont les élus qui doivent prendre l’initiative de cette concertation.

Les exemples à suivre ne manquent pas.  Il y a quelques mois, le gouvernement du Québec annonçait un investissement de 14 millions de dollars pour stimuler l’achat d’aliments québécois.  Et à quelques kilomètres de chez nous, la ville de Boisbriand a encouragé une initiative de son regroupement des gens d’affaires, qui lancera dans les prochains jours un passeport fidélité qui permettra d’obtenir des rabais chez les commerçants locaux participants.

 Mon voisin a finalement suivi mon conseil et acheté sa batterie dans un commerce du boulevard Sainte-Anne.  « Il est dans les prix », a-t-il candidement conclu, après une course de seulement 20 minutes et deux kilomètres.

Des fleurs…
Je me réjouis de voir le territoire de Sainte-Anne-des-Plaines être enfin divisé en districts électoraux.  Cette décision ne fait pas que des heureux, j’en conviens, mais je demeure convaincu que les opposants verront rapidement leurs craintes s’apaiser.  Les citoyens auront maintenant la possibilité d’élire un conseiller ou une conseillère qui connaîtra leur réalité et qui leur consacrera son rôle.  De plus, quatre des six districts proposés comprennent une zone rurale.  Le milieu agricole s’assure ainsi qu’un minimum de quatre élus puisse entendre ses demandes. 

Cette décision rendra plus efficace l’administration de la Ville.  Bravo.

…et le pot.
J’ai beaucoup moins apprécié les échanges d’invectives entre l’hebdomadaire Le Point d’impact et le conseil municipal, représenté pour l’occasion par la conseillère Isabelle Charbonneau, au sujet des nids-de-poule dans les rues de la ville.

Oui, il y a un important problème de nids-de-poule à Sainte-Anne-des-Plaines.  Mais je suis resté surpris de voir l’hebdomadaire anneplainois pointer la Ville aussi sévèrement en manchette d’une de ses éditions du mois de mars, alors que les rues étaient toujours à moitié ensevelies sous la neige et qu’une opération de réfection n’aurait amélioré la situation que pour quelques jours, tout au plus.  Cette virulence m’a rappelé celle de son principal concurrent imprimé qui, il y a quelques années, avait démontré la même attitude démagogue pour dénoncer ce qu’il qualifiait à l’époque de négligence de l’administration municipale.

Cependant, la réplique de la conseillère Charbonneau, en pleine assemblée publique, a de quoi susciter certains commentaires.  D’abord, ce n’est pas la première fois qu’un membre de l’actuel conseil municipal s’en prend aux médias locaux, plus souvent qu’autrement au Point d’impact, suite à certaines critiques.  La critique fait partie intégrante de la vie publique.  Qu’elle convienne ou non, il faut savoir l’accepter et la voir de manière constructive.  Exprimer son désaccord est une chose, mais on ne gagne rien à le faire d’une manière agressive.

Ensuite, les arguments apportés par madame Charbonneau ont de quoi laisser perplexe.  Que la Ville ait fait de gros efforts à ce chapitre depuis 2003 ne fait pas de doute.  Mais force est de constater que nous en sommes maintenant au mois de mai et que les rues sont toujours pleines de trous.  Qui plus est, elles ne sont pas encore nettoyées.  Avec la neige entièrement fondue et le dégel qui est bel et bien chose du passé, les excuses se font de moins en moins nombreuses. 

J’aurais aimé que madame Charbonneau évoque l’incongruité et l’inutilité de réparer les nids-de-poule en mars, alors que la neige et le gel sont encore très présents.  Mais elle a plutôt suggéré des raisons monétaires, parlant du vaste territoire de Sainte-Anne-des-Plaines qui abrite une population moins nombreuse que celles des villes environnantes.  Il est difficile de considérer cet argument quand on sait que l’on a budgété ou dépensé plusieurs centaines de milliers de dollars pour des projets qui en font sourciller plusieurs, alors que certaines artères ont vu leur repavage retardé l’an dernier et que le besoin se fait de plus en plus criant pour d’autres.  Avec un surplus dépassant les 665 000 $ pour l’année 2007, la Ville a les moyens de ses priorités.

 De plus, j’appuie entièrement la conseillère lorsqu’elle demande à la population de conduire prudemment, de ne pas faire de vitesse excessive et de signaler à la voirie tout nid-de-poule dangereux.  C’est là le devoir d’un bon citoyen.  Mais avec un compte de taxes substantiellement plus élevé qu’il ne l’était il y a quelques années à peine, le citoyen est aussi en droit d’en réclamer un peu plus pour son argent.

Publié dans Consommation, Jean-Frédéric Martin, Politique municipale, Tous les éditoriaux | Laisser un commentaire »