Le Cyber éditorial SADP

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Archives pour avril 2008

Les jeans ont déjà été taille haute et la ficelle, une petite corde… pas un sous-vêtement !

Posté par cybereditorialsadp le Jeudi 24 avril 2008

Pierre Guzzo
Un billet de
Pierre Guzzo

Autrefois, sexualiser quelqu’un ou quelque chose était une façon de se démarquer, de provoquer. Un sein pointé bien haut ou un mouvement lascif bien chorégraphié suffisait à un artiste à faire classe à part. Que l’on pense à Madonna, toute grande artiste soit-elle, qui nous a fait vivre toutes les émotions qu’un acte sexuel observé peut provoquer. On se dévêt un peu ici, je te fouette par là, on fellationne à qui mieux mieux, on souffre, on jouit. Le plaisir atteint un paroxysme à chaque vidéo, c’est la génération orgasme. Pourtant une grande danseuse comme Margie Gillis, ou même La grande Isadora avant elle, fut lascive et courtement vêtue, mais leurs actions sont toujours restées au niveau de l’art. Aujourd’hui l’hyper-sexualisation chez les jeunes devient un problème. Pourquoi ? Parce qu’il y a eu banalisation de la chose : le rocker séduit, la groupie succombe, le rapeur est riche et domine, la groupie obéit, Madonna part en goguette, toute une génération la suit.

 

Ce dont le jeune hyper-sexualisé manque, c’est de détachement. Depuis toujours, les jeunes tentent d’imiter leurs idoles au lieu de se forger une personnalité qui leur soit propre, mais qui risquerait d’être ridicule. Souvent, le jeune qui manque de repères va niveler vers le bas et adopter une personnalité commune (sans jeu de mot…), une personnalité qui a fait ses preuves à la télé.  La personnalité est un facteur qui caractérise l’humain et qui se développe au contact de la culture environnementale, de l’éducation familiale, des modèles proposés et des milieux scolaires, que l’on ne pourrait ici accuser d’encourager ce phénomène.

 

 

Selon moi, c’est de la maison que tout part.  C’est à la maison qu’un enfant apprend à se respecter, à s’habiller, à avoir des comportements sexuels acceptables (et ça peut-être large acceptables).  Quel est donc le niveau de culture que l’on retrouve à la maison ?  L’éducation est-elle rigoureuse ?  Quels sont les modèles proposés ?  Dans certains cas, les parents se désintéressent complètement de l’habillement et du comportement de leurs enfants, ce qui est grave.  Ou encore pire, ils les acceptent, en se disant qu’ainsi leurs enfants ne seront pas rejects, qu’ils seront mieux acceptés en faisant partie de la norme.  Vaut mieux une région pubienne à l’air, qu’une nerd avec des amis pas cool.  J’ai tendance à féminiser le problème mais avouez que les gars se dénudent rarement dans les pubs; par exemple, regardez les Serge à la télé comme ils sont habillés correctement (jeans, polo) et voyez les p’tites poupounes autour d’eux.

 

Mais attendez-vous vraiment qu’un ado s’en plaigne ??  Le problème est sérieux, il mérite que l’on s’y attarde, un enfant qui arrive dans la vie avec un bon bagage culturel et une bonne éducation (scolaire ET familiale) part bien équipé.  C’est sûr que c’est plus d’ouvrage, mais j’pense que ça en vaut la peine.

 

Et puis le non-combat qu’est l’hyper-sexualisation aura paradoxalement fait faire un gain à la femme :  la craque de fesses n’appartient plus qu’aux plombiers !

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Une femme… mais surtout, une personne compétente

Posté par cybereditorialsadp le Dimanche 6 avril 2008

Jean-Frédéric Martin
Un billet de
Jean-Frédéric Martin

Comme chaque année depuis bientôt 12 ans, j’ai eu le privilège, en fin de semaine dernière, d’assister aux assises annuelles du Mouvement Desjardins.  La rencontre de cette année revêtait cependant un caractère particulier: elle marquait le départ à la retraite d’Alban D’Amours, après 8 ans comme président et chef de la direction de la Fédération, ainsi que son remplacement par Monique Leroux.

Depuis son élection, le 15 mars dernier, madame Leroux se promène sur toutes les tribunes.  Mais alors qu’elle possède une feuille de route des plus impressionnantes, c’est le fait qu’elle soit une femme qui fait les grands titres.

Il est clair qu’il faut souligner le fait qu’elle soit effectivement la première femme à occuper le siège le plus important d’une institution financière canadienne.  Mais il m’est d’avis que les médias ont beaucoup trop mis l’accent là-dessus, laissant en plan les grandes compétences qui l’ont menée à ce poste.

Certains observateurs ont même laissé entendre que madame Leroux aurait peut-être fait l’objet d’un genre de discrimination positive.  Dois-je rappeler qu’elle a été élue au sixième tour de scrutin, par un collège électoral de plus de 250 personnes, comprenant une forte majorité d’hommes.  Aux dires du président de la Caisse populaire Desjardins de l’Envolée, Gilles Daviault, qui était membre de ce collège électoral, Monique Leroux a mené une campagne sérieuse, où elle s’est montrée à l’écoute des représentants des caisses.  C’est selon lui ce qui lui a permis de coiffer ses plus sérieux adversaires au fil d’arrivée.

Bien qu’elle fut, il y a quelques années, première vice-présidente et chef de l’exploitation pour le Québec chez RBC Banque Royale, madame Leroux insiste pour dire que c’est chez Desjardins qu’a débuté son intérêt pour l’épargne et la finance, alors qu’elle ouvrait son compte scolaire, au début des années ‘60.

Elle a aussi occupé des postes de direction chez Québécor et chez Ernst & Young.  Elle fut également présidente de l’Ordre des comptables agréés du Québec et a siégé à plusieurs conseils d’administration, dont ceux de la Société des alcools du Québec et de l’Orchestre symphonique de Montréal.  Elle a été nommée à la direction des filiales de Desjardins, il y a environ six ans.  Elle est ensuite devenue chef de la direction financière, en 2004.

J’ai eu l’occasion de la rencontrer et de la connaître un peu au cours de deux ou trois sessions de l’Institut coopératif Desjardins, où nous faisions partie de la même équipe d’animation.  Exigeante envers elle-même autant qu’envers les autres, j’ai surtout retenu d’elle son perfectionnisme et sa soif d’apprendre.  Constamment.  Et en questionnant tout le monde.

C’est certainement la raison pour laquelle le quotidien La Presse, qui en a fait sa personnalité de la semaine, prétend qu’elle dirigera le Mouvement d’une « main de fer dans un gant de velours ».  Une chose est sûre, c’est qu’en réalisant ses engagements de décentralisation pour redonner un meilleur sens à la coopération chez Desjardins, Monique Leroux se démarquera sur l’échiquier financier québécois.  C’est ainsi qu’elle démontrera qu’elle est une femme… d’envergure.

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