Le Cyber éditorial SADP

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L’été est là !

Posté par cybereditorialsadp le Dimanche 5 juillet 2009

Jean-Frédéric Martin
Un billet de
Jean-Frédéric Martin

Il a beau pleuvoir et ne pas faire aussi chaud que ce à quoi on pourrait s’attendre, l’été est là.  Incontestablement.  L’année scolaire est terminée, la St-Jean est chose du passé, les camps de jour ont commencé et le Marché de la Place s’est installé.  Mais, surtout, j’ai envie d’écrire des billets plus légers.  C’est là le principal indice que l’été est définitivement arrivé !

Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis un mordu de baseball.  Je n’ai malheureusement pas vu évoluer les Expos de Montréal au parc Jarry, mais j’ai eu le privilège d’assister à leur premier match au stade du Parc olympique.  C’était en avril 1977, contre les Phillies de Philadelphie.  Une belle «sortie de gars», avec mon grand-père, mon père et mon jeune frère.  Durant les 27 années qui ont suivi, il ne s’est pas passé un seul été sans que je ne me rende encourager les Expos une dizaine de fois, parfois plus.  Et puis oui, j’étais des 31 395 spectateurs le 29 septembre 2004, lorsqu’ils ont joué leur dernier match à Montréal.  Une défaite de 9 à 1 contre les Marlins de la Floride, l’équipe que Jeffrey Loria et David Samson se sont fait offrir en cadeau par le commissaire Bud Selig, en reconnaissance pour avoir «fermé le club» à Montréal.

Depuis, je suis condamné à consommer mon baseball au compte-goutte.  J’ai planifié des vacances en fonction des matchs locaux de certaines équipes, je me suis abonné à plusieurs stations de télé diffusant des joutes, j’ai même développé une certaine sympathie pour les Blue Jays de Toronto, un club que j’ai été incapable de suivre durant près de trois décennies tellement je les trouvais ennuyeux.

Mardi, je me rendrai au stade municipal de Québec pour assister au match opposant les American Defenders du New Hampshire aux Capitales.  Ce sera ma première expérience de la Ligue Can-Am, qui est pourtant une des plus anciennes ligues de baseball en Amérique.  Un groupe a même déjà tenté d’amener une équipe de cette ligue à Boisbriand.  Il y avait longtemps que je me promettais d’aller encourager les Capitales à Québec, mais il me faut honnêtement admettre que l’arrivée d’Éric Gagné et celle de Pierre-Luc Laforest, deux joueurs qui évoluaient dans le baseball majeur l’an dernier, m’auront convaincu d’y aller cet été.

Et puis il y a le retour à la base avec un petit garçon qui, comme son père, s’est développé une passion pour ce sport estival.  Un petit bonhomme de six ans qui, pour un deuxième été, me traîne sur les terrains de baseball de Blainville, Sainte-Anne-des-Plaines et Sainte-Thérèse, dans le cadre du programme Rallye Cap.  Des moments privilégiés père-fils qu’on voudrait vivre plus souvent.

Mais qu’on a tout le temps de savourer… en été !

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Beaucoup de Tapage

Posté par cybereditorialsadp le Lundi 11 mai 2009

Jean-Frédéric Martin
Un billet de
Jean-Frédéric Martin

Non, ce titre n’est pas qu’un jeu de mots facile. Les facturations de Tapage Communication à la Ville de Sainte-Anne-des-Plaines, depuis deux ans, sont nombreuses et coûteuses. Le reportage publié dans le Cyber journal SADP plus tôt cette semaine en fait une démonstration on ne peut plus claire.

Historique
Tapage Communication
est une firme blainvilloise œuvrant dans le domaine de la publicité. Elle est très active dans la région et a remporté quelques prix au cours des dernières années. L’entreprise Fraisebec fait partie de ses clients.

Tapage a été engagée par résolution du Conseil de Ville anneplainois, en février 2007. On lui confiait alors deux mandats. D’abord, celui de voir à la réalisation de l’Informateur municipal, le mensuel d’informations de la Ville, jusqu’alors réalisé à l’interne par le Service des communications de la Ville. Ensuite, Tapage recevait un mandat de communications stratégiques et relations publiques.

Les coûts: 1500 $ plus 95 $ la page pour chaque bulletin municipal (forfait qui a ensuite été revu à la hausse) et 19 700 $ par année pour les services-conseils, honoraires revus à la baisse (19 100 $) pour les deux années qui ont suivi. Quelques élus du Conseil municipal, élus sous la bannière Sainte-Anne-Plus, avaient alors vanté la qualité des services de Tapage Communication, précisant qu’ils avaient été à même de la constater lors de la dernière campagne électorale, Tapage ayant contribué à leur élection.

Et c’est justement là où on peut s’interroger sur la transparence d’une telle action. De l’aveu même de ses élus, donc, Sainte-Anne-Plus a reçu l’aide de Tapage lors des élections de 2005 et tout laisse croire, du moins pour le moment, qu’il en sera de même pour les élections de novembre prochain. Le hic, c’est que près de 125 000 $ ont déjà été versés à Tapage par les contribuables anneplainois, et que d’autres sommes le seront aussi au moins jusqu’à l’expiration des contrats, au premier trimestre de 2010. Ce sont là des sommes qui demeuraient à la Ville, avant 2007.

Voyez-vous un malaise ? Moi aussi.

Absence de pièces justificatives

Suite à notre demande d’accès à l’information, nous pouvons constater que les factures pour les publications municipales ne sont pas très détaillées, comme le démontrent ces quelques exemples. Quant aux factures mensuelles pour services-conseils, elles ne contiennent aucun autre élément de précision.

À la suite d’une autre demande d’accès à l’information, nous avons demandé les pièces justificatives correspondant aux services-conseils offerts par Tapage. On nous a alors fait parvenir les trois documents d’offres de services, rien de plus, en nous précisant qu’il n’existait aucune trace écrite des services de Tapage, car ceux-ci consistaient en communications verbales, généralement téléphoniques, entre les experts de l’entreprise et les élus municipaux.

Peut-on ainsi présumer que les services-conseils offerts par Tapage sont strictement politiques ? Si tel est le cas, les contribuables anneplainois n’ont pas à les assumer. Il appartient au parti politique de l’administration en place de le faire.

D’autant plus que ces façons de faire de Tapage ont commencé à se répandre dans la région. Elles ont été dénoncées dans des blogues de Sainte-Adèle et de Blainville, entre autres.

Du « copier-coller » ?

La rédaction des offres de services de Tapage Communication pour les années 2007, 2008 et 2009 nous laisse là encore constater un air de déjà-vu. Il faut prendre le temps de comparer ces trois documents de 8 et 6 pages pour s’apercevoir que les deux derniers ne sont que de banales reprises du premier.

Reprises au point où on n’a même pas pris le soin de modifier les dates dans le calendrier d’exécution proposé. Les documents de 2008 et 2009, en page 5 dans les deux cas, offrent également l’élaboration d’un calendrier d’exécution 2007

D’ailleurs, le mandat pour Tapage Communication a été reconduit pour l’année 2009 lors de l’assemblée du 10 février 2009 «le tout conformément à son offre de service reçue le 9 février 2009» (extrait du procès-verbal de la séance du 10 février 2009). Or, l’offre de services de Tapage Communication dont nous avons obtenu copie est datée du 1er mars 2009.

Pertinence des services
C’est justement lors de cette assemblée publique du 10 février que la mairesse Catherine Collin a mentionné que les services d’une firme comme Tapage Communication étaient essentiels pour une ville comme la nôtre. Je lui ferai ici remarquer que les villes s’adjoignant les services-conseils d’une telle entreprise de manière régulière sont toutes plus populeuses (voire plus riches) que la nôtre. Ce sont des villes pour qui il devient plus rentable d’engager une firme professionnelle que d’engager des ressources, ce qui n’est pas nécessairement notre cas.

Depuis 2007, les services de Tapage Communication ont coûté à la Ville de Sainte-Anne-des-Plaines plus cher que le programme Partenaires Rues principales n’avait coûté pour n’importe quelle période de deux ans de son histoire. Décrié par plusieurs, ce programme avait pour objectif d’ajouter une plus-value au boulevard Sainte-Anne et à plusieurs des bâtiments qui s’y trouvent.

Et lorsque madame Collin mentionne à titre d’argument que la population se réjouit de la belle présentation visuelle de l’Informateur municipal depuis que Tapage le réalise, je me demande si elle a bien compris l’utilité première d’un tel organe de communication. Les gens le lisent-ils plus parce qu’il est plus beau ? Et même si c’était le cas, la différence vaudrait-elle les quelque 25 000 $ de plus par année qu’il coûte ? Permettez-moi d’en douter…

De la transparence, s’il vous plaît

Ne serait-ce que parce que les contrats ont été octroyés sans appels d’offres à une entreprise amie, les élus municipaux ont manqué de transparence. Madame Collin a d’ailleurs admis à notre journaliste n’avoir envisagé aucune autre solution que le recours à Tapage. L’embauche d’une ressource à temps partiel au Service des communications aurait à tout le moins dû être considérée, pour l’édition de l’Informateur municipal.

Quant aux services-conseils, rien ne justifie qu’une firme soit engagée à Sainte-Anne-des-Plaines pour y voir à temps plein. Des recours ponctuels pour des conférences de presse, par exemple, seraient beaucoup moins coûteux et largement suffisants. Et, surtout, tout se ferait dans la transparence la plus totale.

Dans un contexte où les surplus accumulés ont été amputés de 300 000 $ lors du dernier budget, l’occasion est belle pour revoir certaines priorités. Avec des appels d’offres et la plus grande transparence, s’il vous plaît.

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«La» fameuse fois sur 20…

Posté par cybereditorialsadp le Jeudi 23 avril 2009

Jean-Frédéric Martin
Un billet de
Jean-Frédéric Martin

Dans le rapport de son sondage sur la construction d’une piscine intérieure à Sainte-Anne-des-Plaines, émis le 31 mars 2008, la firme L’Observateur mentionnait que l’échantillonnage de 228 répondants sous-tendait une marge d’erreur maximale de 6,5%, 19 fois sur 20.  Rappelons que ce même rapport concluait que les répondants se disaient favorables, dans une proportion de 85%, à la construction du centre aquatique.  Un an plus tard, un autre exercice de consultation révélait qu’un nombre beaucoup plus considérable de répondants (1097 coupons-réponse, représentant autant de résidences et non de citoyens) se prononçaient cette fois à plus de 74% contre le projet.

Certes, l’opinion des contribuables a évolué depuis l’an dernier.  La mairesse Collin l’a admis en point de presse et il s’agissait, selon elle, de l’explication à ce revirement majeur de situation.  Mais d’autres éléments doivent aussi être considérés.

D’abord, les résultats du sondage mené par L’Observateur.  Très présente dans notre milieu, c’est toute l’équipe éditoriale du Cyber journal SADP qui avait sourcillé en apprenant que 17 Anneplainois sur 20 se seraient prononcés en faveur d’un complexe aquatique intérieur à Sainte-Anne-des-Plaines.  Ce n’était vraiment pas ce que nous entendions sur le terrain.  Nous avons donc regardé de plus près les résultats du sondage.

Autopsie d’un sondage
La firme L’Observateur, je l’écrivais le mois dernier, est une compagnie dont le professionnalisme ne peut aucunement être remis en question.  Les entreprises ayant recours à ses services témoignent hors de tout doute de leur qualité.  L’Observateur entreprend cependant ses travaux à partir des données qu’on lui fournit.  Et il y a tout lieu de penser que certaines de ces données comportaient un caractère tendancieux.  Afin de mieux suivre nos observations, vous pouvez télécharger le questionnaire du sondage en cliquant ici.

Question 1:
Diverses études et consultations récentes montrent que la ville de Ste-Anne-des-Plaines aurait avantage à ajouter une piscine intérieure à ses équipements de loisirs et sport.  Personnellement, êtes-vous plutôt favorable ou plutôt défavorable à un tel projet ?

Notre enquête:
À cette question, les répondants se sont déclarés plutôt favorables dans une proportion de 79%.  Cependant, les études et consultations mentionnées dans la question n’existent pas.  Personne n’a été en mesure de nous fournir un document, ni une référence, confirmant ces études et consultations.  Les répondants ont donc été induits en erreur.

Question 2:
Dans le cas où la construction de la piscine intérieure n’affecterait pas votre compte de taxes et que le gouvernement en assumerait 50 % des coûts, seriez-vous plutôt favorable ou plutôt défavorable à un tel projet de piscine ?

Notre enquête:
Cette question n’a été posée qu’à ceux qui s’étaient déclarés défavorables à la première question.  Là, 28% des 42 répondants ont changé leur fusil d’épaule et se sont montrés plutôt favorables.  Les événements qui ont suivi ont toutefois démontré que l’administration Collin n’a jamais été en mesure de garantir que le compte de taxes n’en serait pas affecté, au contraire.  On a parlé d’une augmentation équivalant au prix «de deux sacs de chips par semaine», mais là encore, plusieurs ont émis de sérieux doutes sur la garantie qu’il s’agissait d’un maximum.

Question 3:
Dans le cas où la construction de la piscine intérieure affecterait votre compte de taxes de 2 % ou moins, seriez-vous plutôt favorable ou plutôt défavorable à un tel projet ?

Notre enquête:
Cette question n’a également été posée qu’à ceux qui s’étaient montrés défavorables à la première question.  Il y a quand même 11% des 42 répondants qui accepteraient une variation de 2% du compte de taxes en échange d’une piscine intérieure.  Cependant, alors qu’un dépliant distribué en février prétendait que l’impact sur le compte de taxes serait de 0,02 $ par résident, il était plutôt question, lors de la rencontre d’information du 17 février dernier, de 0,035 $ par 100 $ d’évaluation.  Confusion.

Transparence, transparence,…
C’est un mot que madame Collin n’a cessé de marteler, au cours des derniers mois, lorsqu’il était question du centre aquatique.  Un peu comme un journaliste qui sent le besoin de constamment répéter qu’il informe honnêtement la population, souhaitant que ses lecteurs le croient, la mairesse de Sainte-Anne-des-Plaines a maintes fois insisté sur la transparence de son administration.  Est-il besoin de rappeler que le projet est né, s’est développé et est mort sans que la population ne fasse l’objet d’une consultation digne de ce nom.  Je n’ose pas imaginer la situation dans laquelle nous nous serions retrouvés si les résultats de la consultation par coupons-réponse avaient été serrés.

En passant, j’aimerais bien qu’on me dise comment les membres d’une même résidence qui étaient divisés sur le projet pouvaient s’exprimer sur ce coupon.  De la façon dont il était conçu, tous les résidents à une même adresse devaient prendre position du même côté…

Mais là où le manque de transparence devient grossier, c’est lorsqu’on découvre que 300 résidents de la ville voisine de Blainville ont été consultés par la même firme, à l’aide du même questionnaire et que les résultats ont été les mêmes, à quelques points de pourcentage près.

Je le répète encore, L’Observateur a dû travailler à partir de ce qu’on lui a fourni.  Autant pour Blainville que pour Sainte-Anne-des-Plaines.  Et en observant le questionnaire que je vous invitais à télécharger un peu plus haut, on constate qu’il a été rédigé par Tapage communications, entreprise qui œuvre pour le parti du maire Cantin à Blainville, ainsi que pour Sainte-Anne-Plus, le parti de la mairesse Collin à Sainte-Anne-des-Plaines.

Ce sont des situations comme celles-là qui font qu’une maison de sondages sérieuse rate son coup une fois sur 20.

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