
Un billet de
Jean-Frédéric Martin
Le conseiller municipal Denys Gagnon serait-il un surhomme ?
C’est la conclusion qu’il faudrait peut-être tirer si ce qui circule sur son compte, à Sainte-Anne-des-Plaines, s’avère fondé. Parce qu’à en croire certaines rumeurs, entendues à maintes reprises au cours des dernières semaines, le conseiller de l’opposition aurait réussi à bloquer à lui seul toute une série de projets de l’administration municipale actuelle.
La dernière en lice n’est pas la moindre. Il aurait fait avorter l’achat par la Ville d’un terrain sur le boulevard Sainte-Anne, terrain sur lequel on projetait un zonage commercial. Les propriétaires du terrain n’étaient pas contents et le lui auraient fait savoir. Le hic, c’est que monsieur Gagnon n’a jamais eu l’opportunité de se prononcer sur ce règlement, puisqu’il n’a finalement pas été amené à l’ordre du jour d’une assemblée publique par l’administration Collin.
Désinformation partisane
De 2003 à 2005, il était de bonne guerre que les deux élues de Sainte-Anne Plus d’alors, mesdames Danielle Demers-Thérien et Isabelle Charbonneau, accusent la majorité au Conseil, dont faisait partie monsieur Gagnon, de s’opposer systématiquement à leurs propositions. La politique étant ce qu’elle est, cette tactique a quand même rapporté ses dividendes à Sainte-Anne Plus, même si le nombre de résolutions adoptées à l’unanimité durant cette période démontre que l’opposition était finalement loin d’être aussi systématique.
Là où ça devient grossier, c’est quand encore aujourd’hui, on pointe du doigt Denys Gagnon, ainsi que quelques membres non élus de sa formation politique, pour justifier des échecs de l’administration municipale en place. Je fais ici notamment référence au dossier de la piscine intérieure, de même qu’à la non obtention de la subvention fédérale pour la réalisation des travaux d’infrastructures de la 2e Avenue et de l’avenue Therrien. Seul contre six, le vote de monsieur Gagnon ne pèse pas lourd dans la balance.
Des faits
Les campagnes électorales sont faites pour promouvoir et dénoncer. À la rigueur, on peut aussi accuser. Mais dans tous ces cas, il faut démontrer et étayer ses affirmations avec des faits concrets et vérifiables. Sinon, il s’agit de désinformation pure et simple.
Un exemple de faits concrets et vérifiables ? Voyons un peu…
Fait numéro un:
Médifice est une entreprise de construction dont le siège social est situé à Boisbriand. Médifice est spécialisée dans la construction d’édifices médicaux. Vous pouvez vérifier en cliquant sur ce lien: http://www.medifice.com/
Fait numéro deux:
Sainte-Anne Plus propose ni plus, ni moins que la construction d’une nouvelle clinique médicale à Sainte-Anne-des-Plaines. Vous pouvez vérifier en lisant ce communiqué de presse du parti Sainte-Anne Plus: http://www.sainte-anne-plus.org/pdf/comm_01102009.pdf
Fait numéro trois:
Qui a installé les panneaux électoraux de Sainte-Anne Plus sur le territoire de Sainte-Anne-des Plaines ? Un coup d’œil sur la photo ci-dessous vous apportera peut-être un élément de réponse.
Vous pouvez cliquer dessus pour l’agrandir.
Y a-t-il un fil conducteur entre ces trois faits ? Je vous laisse tirer vos propres conclusions.
